Un dixième de seconde. C’est le temps qu’il faut à votre interlocuteur pour se faire un avis sur vous. Le plus troublant : le regarder plus longtemps ne change pas son jugement, cela ne fait que le rendre plus sûr de lui.
Le jugement est déjà fait. Compétence, confiance, sympathie : tout est évalué avant le premier mot. La suite de la rencontre ne fait que confirmer ou corriger, et corriger coûte beaucoup plus cher.
Tout passe par les détails. La coupe, la matière, le soin, le cadrage d’une photo de profil. Ce ne sont pas des détails esthétiques : ce sont des informations que vous envoyez sans les avoir choisies.
Les couleurs parlent avant vous. En physique comme en digital, la couleur est le premier signal reçu ; elle installe une émotion avant qu’on ait lu votre nom.
Se démarquer est un choix stratégique, pas un risque. Dans une salle où tout le monde porte du noir, une couleur juste suffit à vous faire exister. Le vrai risque est l’inverse : être interchangeable. Encore faut-il que ce soit la vôtre, celle qui vous met en valeur et non celle qui vous déguise.
Source du dixième de seconde : Willis, J. et Todorov, A. (2006), First Impressions: Making Up Your Mind After a 100-Ms Exposure to a Face, Psychological Science, 17(7), 592-598, Princeton University.
L’exercice
Montrez votre photo de profil à trois personnes qui ne vous connaissent pas, et demandez trois mots. Vous saurez en cinq minutes ce que votre image dit avant vous.
Votre image mérite le même travail.
Un premier échange, sans engagement, pour faire le point sur votre image.


